Chryde

Jan 02

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Déc 21

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Déc 19

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Déc 09

iloveyougeorgiahubley:

Les deux concerts que j’ai préférés cette année ont en commun d’avoir été donnés en solo par des artistes américains, de s’être déroulés en petit comité et d’avoir proposé une expérience qui, sans être innovante, s’est totalement affranchie de l’habituel récital.
Début mars, je suis allé applaudir David Bazan à l’Espace B par fidélité, presque par obligation. J’avais en mémoire le triste souvenir de son concert à moitié vide à Point FMR il y a deux ans et je m’étais dit : Si je n’y vais pas, qui ira ? La formule était identique : lui, sa guitare et ses chansons moroses. Mais le public, réchauffé par la présence de quelques Américains, n’avait rien à voir. Et dès que l’artiste a ouvert la porte aux questions, passé un instant d’hésitation, elles ont fusé. Aussi bien philosophiques que totalement anecdotiques (“Le meilleur endroit pour manger un burger à Seattle ?”). L’artiste y a répondu du tac au tac et il a fallu qu’il en saute quelques-unes pour pouvoir mener à bout son concert. Je pense que chaque spectateur est rentré chez lui avec l’impression d’avoir passé la soirée dans la cuisine de David Bazan. Une cuisine bas de plafond situé à la sortie du métro Corentin Cariou.
Contrairement à David Bazan dont j’ai même été souscripteur du dernier album, je ne possède aucun disque de Damien Jurado. Mais j’ai eu l’occasion de le voir en showcase un jour à la boutique Fargo et j’ai adoré ce moment. J’étais à moins d’un mètre de lui et je le voyais interpréter ses chansons les yeux fermés, avec une intensité insoupçonnée. Je ne savais pas que son concert à la Loge jeudi dernier allait être la prolongation de ce moment. A une différence près : le talking break. Au bout de 40 min de set pendant lesquelles cet originaire de Seattle n’a pas dit un mot, il se déride et parle, comme il l’a fait toute la journée avec des journalistes. Il insiste sur l’importance de donner des concerts où il peut toucher son public en tendant le bras (il en profite pour palper les pieds de deux spectatrices) et explique que ses chansons ont été conçues dans le contexte dans lequel il les interprète ce soir : seul à la guitare. S’ouvre également aux questions et dévoile un visage inédit : il est drôle. Apostrophé par deux spectateurs, il retourne la situation et commence à les interroger. Le contraste avec cette montagne de silence imperméable aux vents quelques instants plus tôt est saisissant. Le temps de cette pause, il s’est imposé comme le Louis CK de Secretly Canadian.
C’est peut-être parce que je vois beaucoup de concerts que j’ai besoin de contextes différents. C’est peut-être parce que j’en vois depuis très longtemps que j’ai envie de vivre des moments uniques. En 2013, j’ai l’impression que la proximité ne m’a jamais autant manqué. En 2014, j’aimerai revoir Essie Jain et qu’elle me tienne la main le temps d’une chanson. En 2014, j’aimerai être assis sur le tabouret de Nils Frahm la prochaine fois qu’il interprète “Said And Done”. En 2014, j’ai envie de voir Stephen Steinbrink dans la maison de Dana Boulé, à Montreuil, lors d’une soirée présentée par l’inimitable Oliver Peel. En 2014, j’ai envie de retrouver Freschard à l’arrière d’un café et pleurer doucement en l’entendant entonner “All I Have Is Gone”. En 2014, j’ai envie que Mohamed vienne jouer chez moi le jour de mon anniversaire, devant mes invités, et qu’ils en restent bouche bée. En 2014, j’ai envie que la musique fasse moins partie de ma vie : par contre, j’ai envie qu’on se tutoie.

iloveyougeorgiahubley:

Les deux concerts que j’ai préférés cette année ont en commun d’avoir été donnés en solo par des artistes américains, de s’être déroulés en petit comité et d’avoir proposé une expérience qui, sans être innovante, s’est totalement affranchie de l’habituel récital.

Début mars, je suis allé applaudir David Bazan à l’Espace B par fidélité, presque par obligation. J’avais en mémoire le triste souvenir de son concert à moitié vide à Point FMR il y a deux ans et je m’étais dit : Si je n’y vais pas, qui ira ? La formule était identique : lui, sa guitare et ses chansons moroses. Mais le public, réchauffé par la présence de quelques Américains, n’avait rien à voir. Et dès que l’artiste a ouvert la porte aux questions, passé un instant d’hésitation, elles ont fusé. Aussi bien philosophiques que totalement anecdotiques (“Le meilleur endroit pour manger un burger à Seattle ?”). L’artiste y a répondu du tac au tac et il a fallu qu’il en saute quelques-unes pour pouvoir mener à bout son concert. Je pense que chaque spectateur est rentré chez lui avec l’impression d’avoir passé la soirée dans la cuisine de David Bazan. Une cuisine bas de plafond situé à la sortie du métro Corentin Cariou.

Contrairement à David Bazan dont j’ai même été souscripteur du dernier album, je ne possède aucun disque de Damien Jurado. Mais j’ai eu l’occasion de le voir en showcase un jour à la boutique Fargo et j’ai adoré ce moment. J’étais à moins d’un mètre de lui et je le voyais interpréter ses chansons les yeux fermés, avec une intensité insoupçonnée. Je ne savais pas que son concert à la Loge jeudi dernier allait être la prolongation de ce moment. A une différence près : le talking break. Au bout de 40 min de set pendant lesquelles cet originaire de Seattle n’a pas dit un mot, il se déride et parle, comme il l’a fait toute la journée avec des journalistes. Il insiste sur l’importance de donner des concerts où il peut toucher son public en tendant le bras (il en profite pour palper les pieds de deux spectatrices) et explique que ses chansons ont été conçues dans le contexte dans lequel il les interprète ce soir : seul à la guitare. S’ouvre également aux questions et dévoile un visage inédit : il est drôle. Apostrophé par deux spectateurs, il retourne la situation et commence à les interroger. Le contraste avec cette montagne de silence imperméable aux vents quelques instants plus tôt est saisissant. Le temps de cette pause, il s’est imposé comme le Louis CK de Secretly Canadian.

C’est peut-être parce que je vois beaucoup de concerts que j’ai besoin de contextes différents. C’est peut-être parce que j’en vois depuis très longtemps que j’ai envie de vivre des moments uniques. En 2013, j’ai l’impression que la proximité ne m’a jamais autant manqué. En 2014, j’aimerai revoir Essie Jain et qu’elle me tienne la main le temps d’une chanson. En 2014, j’aimerai être assis sur le tabouret de Nils Frahm la prochaine fois qu’il interprète “Said And Done”. En 2014, j’ai envie de voir Stephen Steinbrink dans la maison de Dana Boulé, à Montreuil, lors d’une soirée présentée par l’inimitable Oliver Peel. En 2014, j’ai envie de retrouver Freschard à l’arrière d’un café et pleurer doucement en l’entendant entonner “All I Have Is Gone”. En 2014, j’ai envie que Mohamed vienne jouer chez moi le jour de mon anniversaire, devant mes invités, et qu’ils en restent bouche bée. En 2014, j’ai envie que la musique fasse moins partie de ma vie : par contre, j’ai envie qu’on se tutoie.

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